Sionisme
5 octobre 2026, Le sionisme est manifestement une idéologie raciste.
Dimanche, le Parti vert britannique a adopté une motion affirmant que le sionisme est une forme de racisme, définissant cette idéologie comme « un projet politique ethno-nationaliste ».
Zack Polanski, le dirigeant du Parti vert — lui-même juif —, s'est vu immédiatement interdire l'entrée sur le territoire par le gouvernement israélien après l'adoption de cette motion.
Comme on pouvait s'y attendre, les défenseurs d'Israël déploient actuellement une campagne de hasbara pour présenter la nouvelle position du Parti vert comme une attaque malveillante contre les Juifs, tout en soutenant que le sionisme est, en réalité, une chose tout à fait louable et normale que nous devrions tous soutenir.
« Le sionisme n'est rien d'autre que la conviction que les Juifs ont droit à une patrie et à l'autodétermination »,
affirment-ils, suggérant souvent au passage que les véritables racistes sont ceux qui s'opposent à une position aussi raisonnable.
Le problème avec ces arguments, c’est qu’ils ont déjà été formellement démentis par la réalité objective. On ne peut pas simplement inventer sa propre définition du sionisme — aussi séduisante soit-elle — alors qu’il existe un État sioniste qui, depuis huit décennies, nous montre crûment ce qu’est réellement le sionisme. Le sionisme est synonyme d’apartheid incessant, de nettoyage ethnique, de guerre, de génocide et d’exactions. Voilà ce qu’est le sionisme. Les preuves sont là. La question est tranchée.
Il est impossible de mettre en œuvre le sionisme sans appliquer des politiques fondamentalement racistes. Comme l’a formulé Richard Sanders : « Si vous trouvez le moyen de créer une entité politique définie sur une base ethnique au sein d’un territoire qui, au début du processus, était peuplé quasi exclusivement de personnes d’une autre ethnie, sans recourir au nettoyage ethnique ni à l’apartheid, alors vous devez en informer les Israéliens. Car, eux, n’ont assurément jamais trouvé la solution. »
L’auteur palestinien Mohammed El-Kurd a résumé la situation avec éloquence à travers l’anecdote suivante :
« Lors d’une récente réunion à huis clos à Londres consacrée au mouvement BDS, en présence de divers éditeurs et écrivains, un auteur célèbre et bien intentionné m’a demandé si le sionisme pouvait revêtir une double signification : pour certains, un mouvement de colonialisme de peuplement motivé par l’expansion et l’élimination raciale ; pour d’autres, un mouvement pour l’autodétermination juive. "Non", ai-je répondu. "Le sionisme se définit avant tout par ses manifestations concrètes — la plus récente étant le génocide. Peu importe qu’il puisse revêtir des facettes multiples." »
En d’autres termes, le sionisme se définit par ses actes. Et ces actes sont visibles aux yeux du monde entier.
On ne peut pas soutenir que le sionisme n’implique pas nécessairement le racisme, l’apartheid et les exactions ; s’il en était autrement, l’État moderne d’Israël aurait, à un moment ou à un autre, existé sans ces éléments.
Si vous considérez que le racisme, l’apartheid et les exactions sont condamnables, alors vous vous opposez nécessairement au sionisme. Si vous soutenez le sionisme, alors vous soutenez nécessairement le racisme, l’apartheid et les exactions. Si vous prétendez qu’il est possible d’avoir un sionisme exempt de racisme, d’apartheid et d’exactions, alors vous me mentez tout simplement. Et peut-être vous mentez-vous à vous-même également.
Les ethno-États fondés sur l’apartheid et le génocide ne devraient pas exister, et penser le contraire relève du racisme. Il est stupéfiant que cela ne saute pas aux yeux de tout le monde.
Source